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Mane

Guide tourisme, vacances & week-end dans les Alpes-de-Haute-Provence

Mane - Guide tourisme, vacances & week-end dans les Alpes-de-Haute-Provence
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Au coeur des douces collines du Pays de Forcalquier, entre le Luberon et la montagne de Lure, se dresse le ravissant village de Mane. Cité de caractère, dominée par une citadelle médiévale du XIIe siècle, Mane charme le regard des promeneurs, avec ses pittoresques calades en pente, ses hôtels particuliers et ses belles demeures en pierre. À ces attraits s'ajoute un magnifique panorama, depuis les abords de la citadelle, sur les toits du village et les paysages provençaux environnants.

Mais son patrimoine ne s'arrête pas là ! En effet, à la sortie du village se nichent deux trésors architecturaux : le prieuré de Salagon et le château de Sauvan.

Classé monument historique, le prieuré Notre-Dame de Salagon, abrite le musée départemental ethnologique de Haute-Provence. La visite des lieux permet de découvrir l'église romane du XIIe siècle, les expositions permanentes et temporaires du musée dédiées à la Haute-Provence, ainsi que des jardins ethnobotaniques.

Non loin du prieuré se dévoile le château de Sauvan, "petit Trianon de Provence" datant du XVIIIe siècle, et son jardin à la française... À l'intérieur de ce superbe édifice de style classique, de magnifiques pièces meublées s'offrent au regard des visiteurs.

Informations complémentaires
Mane

Mane est une commune du département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à quelques kilomètres au sud-ouest de Forcalquier.

Son territoire de 22 km² oscille de 386 à 868 m d'altitude, entre la montagne de Lure au nord et le Lubéron au sud.

Traversée par le cours de la Laye, la localité dispose de paysages vallonnés, typiques de la Provence, entre plateaux et collines. Couverte de forêts (30 % de sa superficie), de terres agricoles (30%) mais aussi de zones naturelles où alternent garrigues et arbustes (34%), ses champs de lavande et ses oliveraies participent pleinement de son charme.

Composée d'un bourg et plusieurs hameaux, comme Châteauneuf et La Laye, à l'ouest, Mane était déjà occupée durant la Préhistoire.

Sous l'Antiquité, un village se développe au carrefour de la Via Domitia (qui relie l'Italie à la péninsule ibérique) et d'une route secondaire.

Un temps intégré au domaine du roi des Ostrogoths (VIe siècle), le village est mentionné au début du XIIe siècle. L'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède un prieuré et des églises mais sur le plan féodal, Mane relève du comté de Forcalquier. Plus tard, le fief fortifié passe à différentes familles jusqu'à la Révolution. Un temps réputée pour ses faïences et ses vins, la commune l'est ensuite pour ses productions d'huile d'olive et ses cultures "bio".

Comptant près de 1400 habitants, Mane a conservé un patrimoine d'exception. Labellisé "village de caractère", celui-ci est visible dans le bourg mais aussi sur ses hameaux que cernent champs de lavande et oliveraies.

Une étape est incontournable !

À voir, à faire

Quand on arrive sur le village, notamment depuis Forcalquier, sur le plan du patrimoine, la citadelle de Mane se révèle le site le plus impressionnant. Bâtie en pierre locale à compter du XIIe siècle, composée d'une double fortification protégeant différents éléments bâtis, elle compte des murs hauts de 11 m qui ont assuré sa sécurité même dans les temps les plus troublés. Au sommet d'un monticule en safre (roche argilo-sableuse), elle a abrité la résidence des seigneurs, appartenant d'abord aux Comtes de Toulouse, puis de Forcalquier, et ensuite à différentes familles nobles. La citadelle de Mane est l'une des mieux conservées de la région. La demeure du XVIe siècle qui y est abritée est toujours privée. Si l'on peut observer l'ensemble fortifié de l'extérieur, la citadelle en tant que telle ne se visite pas.

Le village s'est développé de manière circulaire autour de la citadelle. Au fil des ruelles et calades (venelles couvertes de pavés), sont à admirer nombre de sites religieux ou civils. C'est le cas de l'église Saint-André, qui date pour l'essentiel du XVIIe siècle et dont le portail de style florentin est en soi une merveille. A l'intérieur, sont conservés une Vierge en marbre de Carrare, un autel en marbre polychrome et des stalles ornées d'acanthes du XVIIe siècle, classées à titre d'objets. On notera par ailleurs que le clocher reconstruit en 1667 est composé d'une tour haute de 30 mètres couronnée de pilastres et d'une balustrade. A sa base, une niche Renaissance protège une céramique due à Henri Petrus. A partir de Noël et durant plusieurs semaines, une crèche d'exception est installée, dont les santons, au nombre d'une vingtaine, datent de 1837.

Toujours dans le village, sont à voir l'hôpital édifié en 1710, haut de deux étages, avec ses fenêtres cintrées, l'hôtel particulier de Miravail avec sa façade Renaissance du XVIe siècle dont certaines fenêtres furent remaniées au XVIIIe, et qui renferme une cheminée aux riches décors (gypseries) ou encore l'ancien couvent des minimes du XVIIe, exemple de style classique, avec ses frises finement sculptées.

De la même période date la chapelle des Pénitents blancs. On remarque que la nef est plafonnée mais que la façade dotée d'un fronton est surmontée par un clocher-mur.

La chapelle Saint-Laurent, pour sa part, d'origine romane (XIIe), et qui desservait un prieuré fondé par l'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon a été transformée en logement.

Dans un autre registre, durant ce même parcours, les nombreuses fontaines de belle facture témoignent de la prospérité de la cité. Notons celle de l'hôpital, jadis dotée d'un buste en bronze et prolongée par un lavoir, celle du Centre, ou encore la Fontaine neuve, sur le nord du village et celle de Marseille, au sud.

On quitte ensuite le bourg en se dirigeant au sud-ouest vers le prieuré de Salagon en faisant un crochet par le pont roman qui enjambe la Laye. Edifié au XIIe siècle, il ne compta d'abord qu'une arche puis fut agrandi au XVIIe.

Voici ensuite le prieuré de Salagon. Constitué d'une église romane (XIIe) et d'un logis avec tours et dépendances d'époque Renaissance, cet ancien monastère et lieu de pèlerinage tenu par des Bénédictins est devenu de nos jours un espace muséal hors du commun. On y visite des jardins médiévaux avec plantes médicinales et mise en valeur de leur aspect ethnologique, qui explicite comment au fil des siècles les jardins furent le reflet de la société, sur le plan "utilitaire" comme ornemental. Le musée ethnobotanique regroupe environ 1700 espèces de plantes et une collection de plus de 15000 objets. Il est labellisé Jardin Remarquable. Le site du prieuré présente également une exposition retraçant l'histoire des lieux. Enfin, dans l'église romane, il convient d'admirer les vitraux contemporains conçus par Aurélie Nemours, et dont la pose a conclu la restauration des lieux initiée dans les années 1990. Ouvert tous les jours sauf du 15 décembre à fin janvier. Tarif : à partir de 6 et 8 euros. Renseignements au 04 92 75 70 50.

On enchaîne par le prieuré de Châteauneuf, à l'ouest du bourg, de base romane puis occupé par les Templiers à compter de 1306 et ensuite ravagé par Raimond de Turenne alors en guerre contre le comté de Provence. Il en demeure un ermitage reconstruit au XVIe et une chapelle dont les murs conservent des croix peintes templières et des motifs géométriques. Informations pour une visite au 04 92 75 04 13.

Sur le sud-est du territoire, cette fois, ce parcours patrimonial se conclut par le château de Sauvan. Egalement protégé au titre des monuments historiques comme tous les sites précédents, surnommé le "Petit Trianon de Provence", il fut érigé à partir de 1719 pour Joseph Palamède de Forbin-Janson. Exemple de style classique, sa majesté est accentuée par la couleur des pierres de taille dorées au soleil en façade. L'une d'elle se reflète dans une pièce d'eau. A noter que pour respecter le dessin original comme l'harmonie, plusieurs fenêtres furent laissées en leur état de "trompe-l'œil". Epargné à la Révolution, il a conservé à l'intérieur décors, tableaux, mobilier et vaisselles acquis au fil du temps par les différents propriétaires. Le parc est à l'avenant. Le château et les extérieurs sont ouverts à la visite les jours fériés en mai et juin, tous les jours sauf le mardi en juillet et août, tous les jours sauf les mardi et mercredi en septembre et enfin les jeudi, samedi, dimanche et jours fériés du 1er octobre au 15 novembre. Tarif : à partir de 4 euros (parc seul) et 5 et 11,50 euros (château et extérieurs). Renseignements au 06 70 03 27 04.

Pour découvrir toute cette richesse, des parcours de randonnée balisés ont été conçus sur le territoire, dédiés au patrimoine, sans omettre les cabanons coniques en pierre sèche qui servaient d'abris aux paysans, mais aussi à la culture de la lavande et à la biodiversité de la campagne provençale cernant le village.

Cartes et renseignements au 04 92 72 19 40.

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Photos

Village et château
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Village de Mane
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Mane by night
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Panorama printanier (© Jean Espirat)
Panorama printanier (© Jean Espirat)
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Allée de platanes
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Jean Espirat, La Petite Campagne et Philippe46 ont contribué aux informations présentées sur cette page. Si vous connaissez Mane, vous pouvez vous aussi ajouter des informations pratiques ou culturelles, des photos et des liens en cliquant sur Modifier
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