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Touques

Guide tourisme, vacances & week-end dans le Calvados

Une cité qui se décline au passé et au présent. Quelque part en Normandie, en Pays d'Auge et à proximité de la Côte Fleurie, existe une cité au passé insoupçonné. Touques, jadis coeur politique et économique augeron battant au rythme de son port, est devenue une charmante commune délicatement colorée par les fleurs. Éclipsée par la popularité de ses voisines au milieu du XIXe siècle, le village, aujourd'hui ville, respire de nouveau et communique, au travers de ses monuments et de ses aménagements, la richesse de son histoire. Une histoire qui transpire dans le Pays d'Auge depuis maintenant vingt siècles.

Des Gallo-romains... C'est au Ie siècle après J.C. que remontent les premières traces d'occupation humaine sur le site de Touques. Dix neuf fragments de céramiques gallo-romaines, retrouvés en 1997, témoignent de la romanisation de la Normandie et particulièrement de l'estuaire de la Touques à cette époque (Diagnostic archéologique du parvis de l'église Saint-Pierre selon Eric Mare). Dans cette vallée en “V”, creusée à l'ère glaciaire et colmatée par des alluvions qui ont jusqu'à vingt-quatre mètres d'épaisseur, Touques est alors le dernier village avant l'estuaire. Son toponyme, d'origine celtique, signifie “réserve de bois, spécialement futaie, entre les défrichements” : il rappelle l'immense forêt qui va couvrir le Pays d'Auge jusqu'au XVIIe siècle. Cité contemporaine du mythique Portus Niger (ancien port romain de Lisieux), Touques entame un long développement qui va s'accélérer après l'invasion scandinave...

Aux premiers Normands... Une sévère et sanglante bataille oppose au début du Xe siècle le royaume de France de Charles III le Simple aux Northmen conduit par Rollon (Hrôlf, en Scandinave). Ce dernier, bien que vaincu, obtient en échange de sa conversion au christianisme et de sa soumission au roi, une partie de la Neustrie (traité de Saint - Clère - sur - Epte, 911). Fondateur de la Normandie, Rollon s'attache aussitôt à assurer la protection de son duché. Il lance un vaste programme de fortification de ses frontières. Il empêche ainsi d'autres Vikings d'entrer en basse Seine. Touques voit s'élever sur la colline voisine, les premières palissades de bois du futur château qui va commander tout l'estuaire de la Touques. Avant les errances de la rivière et à quelques encablures de la mer, la cité est aussi l'endroit idéal pour un port. Outre son environnement proche adéquat, Touques s'inscrit parfaitement dans le système normand axé autour des villes de Caen et de Rouen. Ce qui n'était qu'un petit village avant l'arrivée des scandinaves devient le coeur politique et maritime du nord Pays d'Auge. A côté de la cité qui a déjà dix siècles, Thorulf (Trouville), Thorgisl (Tourgéville) et Knappi (Canapville) voient seulement le jour. A l'aube du règne de Guillaume le Conquérant, Touques est déjà une puissante cité..

Guillaume, roi d'Angleterre et duc de Normandie : né de l'union illégitime entre Robert le Magnifique et Herleua (Arlette), Guillaume, surnommé ainsi le bâtard, va bouleverser la Normandie. Robuste, malin, il déjoue les nombreux complots qui troublent sa jeunesse depuis qu'il a succédé à son père, mort en croisade (1035). Devenu Guillaume le Conquérant, il est sacré roi d'Angleterre après sa victoire à Hasting en 1066. Soucieux de maintenir l'ordre dans son duché, il inspecte régulièrement ce dernier, débarquant à Touques, puis regagnant l'Angleterre par Barfleur en Cotentin. Les deux cités normandes deviennent d'ailleurs les deux grands ports transmanche du système anglo-normand… Quand Guillaume meurt en 1087, il laisse derrière lui un royaume solide et parfaitement administré dont Touques est une des principales métropoles. Son successeur et fils cadet, Guillaume le Roux y revient en 1099 pour mâter la révolte des manceaux contre son autorité. En 1112, sous le règne d'Henri Ier, Touques est le théâtre du procès de l'un des plus redoutables ennemis du roi. Cité convoitée, Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou, s'y rend en 1119 pour faire le siège du château et ainsi s'emparer de la forteresse qui verrouille le port et la vallée. Il échoue ! La prospérité succède à la croissance et Touques s'affiche rapidement comme le premier port de mer et la deuxième métropole médiévale du Pays d'Auge...

Vivre à la cour d'Henri II : c'est sous le règne d'Henri II Plantagenêt que Touques atteint l'apogée de sa vie politique. Le puissant roi d'Angleterre aime y résider : non seulement il peut s'adonner à la chasse, grâce à la giboyeuse forêt recouvrant la vallée, mais en plus il peut contrôler efficacement son duché en restant proche des grandes cités normandes. Il tient une cour fort brillante entre 1176 et 1179 si l'on en juge par les dépenses inscrites au rôle de l'échiquier dont les séances, comme pour la cour de justice, sont rendues à Touques. Richard Coeur de Lion, son fils, décide, lors de son accession à la couronne d'Angleterre, la reconstruction du château si régulièrement occupé.

Les heures sombres de la guerre de Cent Ans : après plus d'un siècle de douceur économique et de calme politique, Touques se retrouve plongée au coeur de la guerre de Cent Ans. En 1346, Édouard III, roi d'Angleterre débarque dans le Cotentin. Il ravage la Normandie avant de remonter vers le nord et Crécy où il remporte une écrasante victoire sur les Français. Pendant ce temps, ses navires suivent le littoral et massacre tous les ports qui ont participé à la construction de la flotte de la bataille de Lécluse. Touques, qui a fournit cinq galées est pillée et incendiée… Les paroisses entourant le château doivent alors fournir des hommes pour le guet. L'ancienne résidence d'été des évêques de Lisieux redevient une forteresse très puissante. En 1417, Henri V, roi d'Angleterre, débarque à Touques : accompagné de 10000 hommes, il détruit le bourg et fait le siège du château qui capitule au bout de quelques jours. Touques redevient britannique jusqu'en 1449. La fin de ce long conflit franco-britannique laisse Touques fatiguée. Mais, si le château tombe définitivement en désuétude, le port, lui, va maintenant connaître ses plus belles heures…

Un port à vocation internationale : "sache que entre Ouistreham et l'antrée de Saynne, il y a une baye et devant cette baye il y a un havre que l'on appelle Touques". Garcie Ferrande ; Grand routier et pilotage, XVe.

Depuis le XIe siècle, le port est le vecteur de croissance de la cité. Les nouveaux débouchés commerciaux engendrés par la Renaissance lui confèrent une autre dimension. Les deux quais (Saint-Pierre et Saint-Thomas), bien que totalisant 12000 m², ne suffisent plus pour entreposer les marchandises. Les chantiers navals, quant à eux, construisent des navires jaugeant jusqu'à 500 tonneaux tel le Saint-Pierre ! Utilisant du bois extrêmement solide, ils jouissent d'une excellente réputation. Un troisième quai plus en amont vers Tourgéville est appelé le quai au Coq et des chantiers navals y construisent des voiliers allant jusqu'à 120 tonneaux. Il disparaît en 1844. Le port de Touques est presque entièrement tourné vers l'exportation (98% de son activité commerciale). Le bois et les produits locaux (pommes, cidre, Calvados) représentent la majorité des sorties. Les 2% restant étaient consacrés à l'importation de matériaux rares dans le Pays d'Auge (tuiles, ardoises et pierres entre autres). Les destinations sont multiples. Les navires qui quittent Touques naviguent aussi bien vers Caen, Le Havre, Rouen que vers l'Angleterre, l'Espagne, Terre-Neuve ou encore le Brésil (il entre dans le port en moyenne de 250 à 300 embarcations par an jusqu'à la fin du XVIIIe siècle). C'est certainement l'incidence internationale du port de Touques qui justifie que la cité figure sur une carte de la France dessinée en 1576 par l'italien Stefano Buonsignori (« La Francia », carte exposée au Palais Vecchio de Florence).

Une journée sur les quais : véritables fourmilières, les quais voient se côtoyer haleurs, pilotes, gabariers, charpentiers, scieurs, tonneliers, douaniers, courtiers, et un maître de quai. Quelles sont donc leurs fonctions ? Les haleurs ont une tâche difficile et épuisante : ils tirent les bateaux qui remontent jusqu'à Touques. Ils empruntent ce qu'on appelle un chemin de halage. Les pilotes assistent les capitaines pour conduire les navires dans ou en dehors de l'estuaire Touques. Ils sont pour la majorité de Trouville.

Les gabariers descendent ces lourdes barques à fond plat qui acheminent la production agricole augeronne jusqu'à Touques.

Tributaires de l'exploitation de la grande forêt environnante, charpentiers et scieurs sont affectés à la construction et à la réparation des navires attachés à Touques. Les tonneliers (24 en 1804) jouissent de l'exportation des cidres et Calvados. Sachant qu'environ 130 000 hectolitres de cidres transitent chaque année par Touques, leur présence est indispensable. Les douaniers et le maître de quai dépendent directement de l'Amirauté. Les premiers contrôlent les marchandises tandis que le second veille à la police des quais et encaisse les droits d'entrées et de sorties du port. Il est également responsable des feux et balises et inspecte régulièrement les fonds de la rivière pour voir s'ils n'ont pas changé. Le courtier s'occupe de trouver et de négocier la marchandise. Engagé par l'armateur, ses services ne sont pas obligatoires. Cependant, ils permettent d'éviter de longues heures de recherches et de tractations aux capitaines. Personnage respecté de l'Amirauté, le courtier est aussi utile pour régler certaines situations conflictuelles légèrement en amont des quais de Touques, on retrouve le grand pont à bascule existant depuis au moins le XIe siècle. Doté d'une arche centrale mobile, il permet aux navires de remonter jusqu'au quai au Coq de Tourgéville. Pour le franchir, ses usagers doivent s'acquitter d'un droit de péage utilisé par ses propriétaires, les évêques de Lisieux, pour en financer l'entretien. Le délabrement continuel de ce pont semble indiquer une certaine négligence de ces évêques dont l'assiduité est souvent remise en question.

XIXe et XXe, récession et renouveau : la disparition du port au milieu du XIXe siècle plonge Touques dans une lente mais longue désertification économique. La ville perd son statut de première métropole de l'estuaire, dépassée par ses voisines, Trouville et Deauville. Privée de revenus, la municipalité peine à subvenir à l'entretien et à l'aménagement de la commune sans contracter de sérieux emprunts... Heureusement, au fil du XXe siècle, Touques se redresse. La nouvelle mairie (1914), imposante, symbolise la volonté de la cité de retrouver une importance un temps oubliée. A partir de 1970, Touques voit sa population considérablement augmenter. En ce début de XXIe siècle, la vieille cité compte 3800 habitants. Aujourd'hui, son dynamisme retrouvé s'exprime à travers ses manifestations variées, ses nombreux commerces, ses restaurants et sa large capacité d'accueil qui contribuent à son développement touristique et économique. Touques a dépassé aujourd'hui les 4000 habitants.

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Informations géographiques

CommuneTouques
Code postal14800
Latitude49.3434190 (N 49° 20’ 36”)
Longitude0.1012770 (E 0° 6’ 5”)
AltitudeDe 2m à 149m
Superficie8.13 km²
Population4045 habitants
Densité497 habitants/km²
PréfectureCaen (58 km, 38 min)
Code Insee14699
IntercommunalitéCC Cœur Côte Fleurie
DépartementCalvados
RégionBasse-Normandie

Villes & villages les plus proches

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Saint-Martin-aux-Chartrains5.9 km (9 min)
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Visites, loisirs et activités aux alentours

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Activités de loisirs

NomType d'activitéTarifVille
Initiation au pilotage avion
Sensations sportives160 € à 600 € Le Havre (21 km)
Initiation au pilotage hélicoptère
Sensations sportives230 € à 460 € Le Havre (21 km)
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Balades

NomType de baladeDifficultéDuréeCommune de départ
Falaises des Vaches Noires
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Randonnée du parc des étangs - Boucle de Saint Germain village, 27500
Randonnée pédestreFacile35 minPont-Audemer (28 km)

Restaurants

Chambres d'hôtes

Locations de vacances

Campings

Hôtels

www.mairiedetouques.frVille de Touques
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