Montmagny

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CommuneMontmagnyVilletaneuse à 860 m
Code Insee95427Deuil-la-Barre à 1.3 km
Code postal95360Pierrefitte-sur-Seine à 1.5 km
Latitude48.9708800Groslay à 1.7 km
Longitude2.3440800Montmorency à 2.7 km
Superficie2.91 km²Épinay-sur-Seine à 2.7 km
Population14188 habitantsEnghien-les-Bains à 3 km
Densité4875 habitants/km²Saint-Brice-sous-Forêt à 3.3 km
PréfectureCergy (à 29 km, 30 min)Stains à 3.4 km
IntercommunalitéCA de la Vallée de MontmorencySoisy-sous-Montmorency à 3.8 km
DépartementVal-d'OiseSarcelles à 3.9 km
RégionIle-de-FranceRechercher une autre commune

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PRÉSENTATION DE LA COMMUNE

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  • Origines présumées du nom de "Montmagny" : Sur l'origine du nom de la commune, les sources font cruellement défaut et les avis divergent. Certains auteurs y voient une origine latine, d'autres celte ou bien encore scandinave. Aussi contentons-nous de présenter quelques hypothèses pour tenter d'élucider l'origine du nom de Montmagny. D'après certaines sources, le nom de Montmagny proviendrait de la locution latine Mons Magniacus. Le mot Mons désignerait une proéminence, autrement dit un mont. Effectivement, la butte Pinson - telle qu'elle se nomme aujourd'hui - domine bien la commune de ses hauteurs boisées. Mais selon certains archivistes paléographes, spécialistes des textes anciens, le mot Mons peut également désigner un lieu habité ou mis en culture, ce qui pouvait être le cas à Montmagny dès l'Antiquité. Quant au mot Magniacus, il pourrait dériver d'une autre locution latine signifiant "magnifique", elle-même dérivée de magnus qui veut dire "grand". Partant de là, Mons Magniacus pourrait alors signifier "Propriété du Magnifique", titre qu'aurait pu porter un seigneur local possédant des terres sur l'actuel territoire de Montmagny. Il s'agit là d'une première hypothèse. Robert Béthencourt-Devaux, premier essayiste à avoir publié une étude sur Montmagny, se risque à proposer une origine scandinave. En effet, selon lui des envahisseurs venus du Nord auraient occupé l'actuelle Butte Pinson lors des grandes invasions ayant précipité la chute de l'empire romain décadent. Il est vrai que cette position stratégique offrait un point de vue incomparable sur Lutèce (ancien nom de Paris) pour préparer son invasion. Cette hypothèse est à considérer avec beaucoup de réserve puisque l'auteur ne cite aucune source fiable pouvant l'étayer. De plus, aucun vestige archéologique ne fut exhumé sur la butte Pinson permettant d'étayer cette thèse. Maurice Gachelin, également auteur d'un ouvrage sur l'histoire de Montmagny, se montre plus réservé quant à l'interprétation que l'on peut tirer des anciens noms portés par la commune. L'origine latine du nom lui semble toutefois plus probable. Selon lui, Mons Magniacus, tel qu'on peut le lire dans un document du XIe siècle, désignerait un terrain cultivé entre deux hauteurs puisque l'on peut traduire Mons par "colline" et Magniacus par "champ". De toute évidence, aucune des hypothèses formulées jusqu'à présent n'est suffisamment convaincante par manque de sources suffisantes et parfaitement fiables. Ainsi, si l'on a longtemps cru que Montmagny signifiait "Grand Mont", c'est en raison d'une traduction erronée que fit un moine au XIIIe siècle du mot Montmagni qu'il prit pour une locution latine dérivée de Mons Magnus signifiant littéralement "Mont Grand". Cette erreur fut révélée en 1883 par l'abbé Lebeuf, auteur en 1883 d'une Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. René Cochelin et Marie-France Lecuir signalent également cette erreur de traduction dans leur ouvrage tiré de la monographie d'un ancien instituteur magnymontois. En étudiant les rares sources médiévales mentionnant le nom de Montmagny, on constate que son orthographe évolua au fil du temps, perdant sa consonance latine au profit d'une francisation plus appuyée. De Montem Magniacum ou Monte Magniaco à la fin du XIe siècle en passant par Monmagnie en 1243, on arrive à Monmeignia en 1293 pour aboutir à Montmegnie en 1308. Dans des documents médiévaux non datés et étudiés par Hippolyte Cocheris, auteur d'un Dictionnaire des anciens noms des communes de Seine-et-Oise, on trouve encore d'autres orthographes : Mommegina, Mommegnia, Mons menia, Montmeignia. L'orthographe actuelle semble finalement s'imposer au crépuscule du Moyen Age. Le plus ancien document conservé aux archives municipal, le registre paroissial de 1550, porte bien le nom de Montmagny dans l'orthographe que nous lui connaissons aujourd'hui.
  • Les armoiries de la commune : Le blason de la ville de Montmagny a une origine bien plus récente que le nom de la commune. En effet, le 4 décembre 1943, le conseil municipal chargea officiellement Robert Lasne, ancien employé communal, de mener des recherches sur l'histoire de Montmagny en vue de proposer un projet de blason. La Société de documentation des amis de la Bibliothèque nationale fut également mise à contribution. L'état lacunaire des sources ne permet pas de connaître le résultat de ses recherches ni de savoir s'il fut en mesure de proposer une esquisse de blason. On sait seulement qu'en janvier 1945 Robert Lasne perçut une indemnité substantielle en compensation du travail fourni. Le blason a certainement du être employé au lendemain de la guerre puisqu'il figure sur un imprimé municipal de 1949 conservé aux archives communales. La description héraldique du blason de Montmagny est la suivante : "D'or à la face d'azur chargée de trois molettes d'éperon du champ, accompagnée de trois groupes de coquerelles de gueules, à la bordure aussi de gueules chargée de huit pivoines d'argent". Si la création du blason communal est récente, elle s'inspire néanmoins en grande partie des armoiries de la famille Huault, originaire de Touraine, dont plusieurs seigneurs présidèrent aux destinées de Montmagny. Un élément graphique important, ne figurant pas sur le blason des Huault, fait implicitement référence aux traditions agricoles magnymontoises du XXe siècle : les pivoines. Les remparts et les trois tours crénelées surmontant le blason pourraient évoquer l'ancien château de Montmagny. Enfin, il n'est pas du tout certain que la devise latine figurant sous le blason - Acta non verba (des actes, pas des paroles) - soit celle de la famille Huault. C'est une devise assez commune que plusieurs familles nobles portèrent durant des siècles dans de nombreuses régions. Le blason des Huault servit également de modèle à celui de la ville de Montmagny, au Québec, qui fut fondée par Charles Huault et dont la devise est "En avant".
  • Les personnages célèbres de Montmagny ou ayant marqué son histoire :
  • Suzanne Valadon (peintre) : Après des débuts au cirque, Suzanne Valadon (1867-1938) devient le modèle de plusieurs peintres dont Degas, Renoir et Toulouse-Lautrec. Tout en posant, elle observe leur technique puis se met à réaliser elle-même ses propres tableaux, aussi bien des natures mortes que des paysages et des nus. De nature perfectionniste, elle est capable de travailler plusieurs années sur un même tableau avant de l'exposer. Dans les années 1890, ses premières expositions comptent principalement des portraits, dont celui d'Erik Satie. Dès lors, elle connaît un certain succès et commence à vivre de son art. Esprit libre et fantasque, elle collectionne les amants. L'un d'entre eux lui donnera un fils avec lequel elle vivra quelques années à Montmagny et qui deviendra un peintre de réputation mondiale : Maurice Utrillo. Mariée en 1896 avec un agent de change, elle le délaisse en 1909 au profit d'un jeune éphèbe, André Utter, avec lequel elle entretient une relation aussi tumultueuse que durable. Ayant bien vécu de son art et obtenu la reconnaissance tant de ses pairs que du public, elle s'éteint en 1938. En 1958, la Rue du Bois à Montmagny changea de patronyme au profit de celui de Suzanne Valadon.
  • Maurice Utrillo (peintre) : Fils de Suzanne Valadon et reconnu tardivement par un des amants de sa mère, Maurice Utrillo (1883-1955) délaisse très vite l'école pour s'adonner à un démon qui l'accompagnera jusqu'à sa mort : la boisson. Tentant vainement de le détourner de la bouteille qui le rend psychologiquement instable, sa mère lui apprend à peindre pendant leur séjour à Montmagny. Le jeune homme arpente alors la commune dont il immortalise sur ses toiles les rues, la campagne, les carrières, l'église et les lieux de loisirs de la butte Pinson. Une vocation est née. Dès lors, il ne cesse de peindre les paysages de la banlieue et de Montmartre, entre deux crises de démence qui le conduisent à l'asile. Souvent plagié, il produit des milliers de tableaux et parvient à vivre de la peinture à partir des années 1930. Comme sa mère, il connaît le succès de son vivant, recevant même la Croix de la Légion d'honneur. Il épouse en 1953 Lucie Valore qui veillera sur sa santé et sur sa carrière jusqu'à sa mort en 1955. Peintre inclassable à jamais associé à Montmartre, il laisse une oeuvre importante exposée aussi bien à Paris qu'à Londres, New York, Tokyo… et même à Sannois où un musée lui est consacré. En 1958, son nom a été donné à une avenue de Montmagny.
  • Le général Leclerc (militaire) : A jamais associé à la libération du pays, le général Leclerc (de son vrai nom Philippe François Marie, comte de Hauteclocque, 1902-1947), jouit d'une popularité hors norme pour un militaire, ce qui explique que son nom soit porté par de nombreuses rues et places de France. Mais il laisse un souvenir encore plus important à Montmagny puisque l'un des détachements de sa 2ème DB libèra la commune le 27 août 1944 après d'âpres combats au fort de la butte Pinson où il installa son poste de commandement. Cette unité resta cantonnée deux semaines à Montmagny, notamment au séminaire, et plusieurs de ses hommes revinrent après guerre épouser des magnymontoises. Leclerc lui-même revint en 1947 présider une cérémonie du souvenir à l'endroit même où la commune fera édifier un monument à sa gloire en 1953. En un ultime hommage, la commune donna son nom à une villa. Quant à la place de la salle des fêtes, elle devint la place de la Division Leclerc.
  • Robert Foulon, Jean Missout, Roger Quille (résistants) : Durant la seconde guerre mondiale, de jeunes Magnymontois accomplirent des actions de Résistance qu'ils payèrent de leur vie, tel Robert Foulon, âgé de 17 ans, fusillé le 11 juin 1944 dans les Hautes-Pyrénées. Jean Missout et Roger Quille, réfractaires au Service du Travail Obligatoire en Allemagne, s'engagèrent dans les Francs-Tireurs et Partisans Français et prirent part à diverses actions clandestines. Roger Quille, dont on connaît le mieux le parcours, attaqua un autobus allemand à Paris en janvier 1943. Puis il participa à plusieurs déraillements de train, notamment à Franconville et Saint-Ouen-l'Aumône. Suite à une trahison, ils furent tous deux arrêtés les 14 et 15 janvier 1944, incarcérés à la prison de Fresnes, et fusillés le 2 juin 1944 au Mont-Valérien avec onze de leurs camarades. Immédiatement après la Libération, le Conseil municipal décida d'honorer ses trois héros de la Résistance en donnant leur nom à des rues de la commune.
  • Charles Grimaud (martyre de la Libération) : Charles Grimaud habitait avec sa famille dans une maison située sur la Butte Pinson qui fut occupée quelques années par Suzanne Valadon et Maurice Utrillo, tous deux peintres de renommée internationale. Le destin de ce jeune Magnymontois bascula pendant la Libération. Le 26 août 1944, en représailles à plusieurs attentats perpétrés dans le secteur par la Résistance, un détachement allemand stationné sur la butte Pinson enferma des otages civils dans la salle de bal du café Daubercies (actuellement le Poney Club). Tant du côté allemand que français, la tension était à son comble, notamment en raison de la venue imminente des troupes de libération. Des escarmouches eurent lieu aux abords de la Redoute de la butte Pinson, entre résistants et soldats allemands. C'est pendant cette période d'extrême confusion que le jeune Charles Grimaud trouva la mort, avec un autre compagnon d'infortune. Le pavillon de sa famille fut détruit à la grenade par les troupes d'Occupation, ensevelissant trois personnes qui échappèrent à la mort grâce à l'intervention des pompiers de Montmagny. En mémoire de ce triste épisode, le nom de Charles Grimaud, tué la veille de la Libération de la commune, fut donné non seulement à une rue mais aussi au stade municipal construit après guerre. Son père, André Grimaud, fut maire de Montmagny de 1945 à 1965.
  • André Peytavin (homme politique) : André Peytavin (1926-1964), né en Roumanie, passa une partie de son enfance à Montmagny où sa mère officiait comme secrétaire du conseil municipal, en plus d'être institutrice à Deuil-la-Barre. Le jeune Peytavin poursuivit de brillantes études de médecine puis devint vétérinaire. Il officia en Afrique et dirigea notamment le très réputé laboratoire de biochimie physiologique et médical de Hann. Il s'engagea très tôt en politique et adhéra au MRP (Mouvement républicain populaire auquel appartenait aussi l'Abbé Pierre). En 1957, sur proposition du poète et président Léopold Sedar Senghor, il devint ministre des finances du Sénégal, à seulement 31 ans. Il fut le premier européen à occuper cette fonction dans un pays d'Afrique Noire après la décolonisation. Quelques années plus tard, il opta pour la nationalité sénégalaise afin de témoigner son attachement à ce pays pour lequel il s'investissait sans compter. Homme cultivé et amoureux de la langue française, il milita aux Nations-Unis pour l'utilisation du Français comme langue de travail dans les organismes internationaux au même titre que l'Anglais. Après sa mort, la rue de la plante des champs faillit être débaptisée pour porter son nom. Bien que le projet fut proposé au Conseil Municipal le 19 mai 1964, il n'y eut aucune suite sans que l'on en connaisse les raisons.
  • Enfin, parmi toutes ces personnalités, on doit surtout retenir Charles Huault de Montmagny, qui fut le premier gouverneur en titre de la Nouvelle-France (Canada). Charles Huault de Montmagny est issu d'une famille originaire de la région d'Azay-le-Rideau, en Touraine, dont l'ascendance noble remonterait au règne de Philippe le Bel. La plupart des ancêtres de Charles Huault remplirent des fonctions importantes - notamment dans la magistrature - et jouirent à la fois d'une solide notoriété et d'importants revenus. Les Huault, dont le patronyme viendrait de leur fief de la Huauldière, possèdent au XVIIe siècle de nombreux domaines en Ile-de-France : à Bussy-Saint-Martin, Deuil, Epinay, Groslay, Mesnil-Aubry, Montreuil, Saint-Brice, Sarcelles et Vaires. En 1448, ils prêtèrent serment d'allégeance aux Montmorency - auxquels ils restent liés jusqu'à l'extinction de la lignée en 1699 - pour les terres qu'ils possédaient à Montmagny et dans les environs. Charles Huault, baptisé à Paris le 11 mars 1601, passe vraisemblablement son enfance à Paris où son père officie, ponctuée de séjours au château de Montmagny. De 1610 à 1618, il suit l'enseignement des Jésuites au collège de La Flèche, dans la Sarthe, en compagnie de son frère aîné, Adrien. Ce passage chez les Jésuites est primordial pour comprendre le sens que Charles Huault donnera à sa vie et à sa carrière. En effet, les Jésuites insistent auprès de leurs élèves sur la nécessité de servir Dieu et d'accomplir des actions honorables et désintéressées. Toute sa vie, Charles Huault fera preuve d'une grande piété et cherchera à défendre la chrétienté, en témoigne son entrée dans l'Ordre de Malte au sein duquel il ne cherchera jamais à s'enrichir. Par ailleurs, les Jésuites multiplient les missions en vue d'évangéliser les peuplades lointaines, aussi bien en Asie qu'en Amérique. Ainsi, lorsque Charles Huault entame ses études au collège de La Flèche, une communauté jésuite s'établit au Paraguay, une autre en Acadie. Il y rencontre aussi un prêtre revenant d'Amérique du Nord avec lequel il tisse des liens. Ces exemples influenceront certainement le destin du jeune homme puisqu'il passera toute sa carrière hors de France, en Méditerranée d'abord, au Québec ensuite, aux Antilles enfin. Au sortir du collège en 1618, Charles Huault passe quelques mois à Paris avant de s'inscrire en 1619 à la faculté de droit de l'université d'Orléans, suivant ainsi le modèle familial. Il n'y reste que onze mois, pas assez longtemps pour devenir avocat. Mais sa formation juridique allait certainement lui servir dans sa future carrière québécoise d'administrateur. Enfin, à l'image d'autres jeunes Français de son temps et de son rang, il effectue un voyage initiatique en Italie entre 1620 et 1621, sans doute pour des raisons religieuses et culturelles. Le 1er juillet 1622, Charles Huault scelle son destin en quittant Paris pour gagner l'île de Malte afin d'entrer dans l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Créé en 1060 dans le but originel de soigner les pèlerins chrétiens en Terre Sainte, alors sous domination musulmane, cet ordre religieux se militarise après la prise de Jérusalem par les croisés en 1099 afin de participer à la défense du territoire nouvellement conquis. Après la perte de la Terre Sainte par les Chrétiens en 1291, l'Ordre quitte Jérusalem pour s'installer à Chypre puis à Rhodes et enfin à Malte. Il constitue alors une puissante flotte de guerre pour protéger les intérêts chrétiens en Méditerranée. L'Ordre combat notamment les barbaresques, des pirates basés en Afrique du nord, de Tripoli, en Libye, à Salé, au Maroc, qui rançonnent les navires marchands et pratiquent la traite d'esclaves. Au XVIIe siècle, de nombreux cadets de nobles familles françaises s'enrôlent dans l'Ordre de Malte pour participer à des "caravanes", des expéditions maritimes visant à anéantir les barbaresques. Pour entrer dans cet ordre prestigieux où les places sont convoitées, Charles Huault doit se soumettre à une enquête longue et minutieuse. Le rapport rendu par les enquêteurs, qui se sont rendus à Montmagny pour entendre des témoins de moralité, confirme l'ancienneté de l'ascendance noble des Huault. Autorisé à entrer dans l'Ordre, Charles Huault accoste au port de La Valette, à Malte, le 3 août 1622, et commence son noviciat. Il prononce alors les trois voeux rituels du chevalier, "pauvreté, chasteté, obéissance", qu'il respectera toute sa vie durant. Sitôt entré dans l'Ordre de Malte, Charles Huault suit une formation d'un an alliant plusieurs disciplines : religion, médecine, art de la guerre et de la navigation, histoire de l'Ordre et étude de son règlement. En 1623, Charles Huault participe à sa première "caravane" pour le compte de l'Ordre de Malte et débute ainsi sa carrière de "corsaire pour le Christ" (selon l'expression de l'historien québécois Jean-Claude Dubé, auteur d'un excellent ouvrage sur Charles Huault). De 1623 à 1636, il aurait passé 114 mois en mer et participé à cinq caravanes et deux courses. En 1626, Charles Huault achète son premier navire, une patache répondant au nom de Saint-Jean-Baptiste, probablement un deux-mâts rapide et souple à manoeuvrer donc particulièrement adapté à la guerre de course. Parti de Malte au début du mois de septembre 1626, il y revient autour de Noël avec, semble-t-il, un butin conséquent. Encouragé par le succès de sa première expédition, Charles Huault en prépare une nouvelle, de plus grande envergure si l'on en juge par les emprunts qu'il contracte. Parti de Malte en avril 1627, il y revient victorieux vers la fin de l'été à en croire Michel Baudier (1589-1645), soldat devenu historien auteur d'un Inventaire de l'histoire générale des Turcs. Dans cet ouvrage paru en 1631, il rapporte la victoire navale de Charles Huault en des termes grandiloquents : "Un Bassa [pacha] avec trois galères et six vaisseaux rencontrant à cinquante lieues d'Alexandrie un vaisseau de Malte commandé par le chevalier de Montmagny Parisien, le combattit pendant cinq heures durant sans le pouvoir prendre, le vaisseau partit à sa face du milieu de ses galères, et remporta à Malte, l'honneur et le butin qu'il avait acquis sur les Turcs". Derrière ce récit haut en couleurs se cache une réalité moins épique : s'il est vrai que la bataille semble bien avoir eu lieu à 150 miles marins au nord d'Alexandrie, vraisemblablement le 6 août 1627, et que Charles Huault en soit sorti indemne, ce n'est certainement pas sans conséquences financièrement fâcheuses. En effet, à son retour il ne parvient pas à rembourser les dettes contractées auprès de 44 créanciers dont certains menacent de le mener devant la justice. Ce fait atteste qu'il n'a pas remporté de butin de sa course. Malgré tout, le fait d'armes de Charles Huault demeure un exploit. Il a su résister à un ennemi supérieur en nombre et ramener son navire à bon port, quoique fort avarié selon les sources maltaises. Cet exploit va être connu en France et va contribuer à faire évoluer la carrière de Charles Huault de manière significative. En effet, au XVIIe siècle, la France souffre d'un certain retard dans deux domaines : sa marine et sa capacité à développer le commerce avec ses colonies. Pour remédier à cette situation, le cardinal de Richelieu s'en remet à Isaac Razilly, chevalier de l'Ordre de Malte. Celui-ci préconise de fonder des colonies, en Amérique notamment, et d'établir des compagnies commerciales à monopoles. Le 29 avril 1627, Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France dans le but de coloniser les possessions françaises en Amérique du nord et d'y organiser le négoce au profit de la métropole. Pour mener à bien son ambitieuse mission, la Compagnie de la Nouvelle-France a besoin d'hommes expérimentés, courageux, ayant l'habitude de commander et l'expérience de la navigation. Ce n'est donc pas un hasard si le chevalier Charles Huault entre à son service en 1632 puisque son expérience au sein de l'Ordre de Malte en fait l'homme de la situation. Rapidement, Charles Huault devient l'un des directeurs de la Compagnie. Cependant, son service le retenant à Malte, il ne peut participer activement au fonctionnement de la Compagnie. Aussi, le 11 juin 1634, il obtient du grand maître de l'Ordre de Malte la permission de rentrer en France. Il n'y restera pas longtemps puisqu'il rejoindra le Canada l'année suivante. Depuis 1619, le commandement de la Nouvelle-France était placé sous l'autorité de Samuel de Champlain, lieutenant de Richelieu. Les nouvelles concernant sa santé n'étant guère rassurantes, la Compagnie de la Nouvelle France propose à Richelieu de le remplacer par Charles Huault de Montmagny. Celui-ci est nommé premier gouverneur en titre de la Nouvelle-France le 15 janvier 1636. Arrivé à Québec le 11 juin 1636, il se rend à l'église où l'on chante le Te Deum puis se fait immédiatement remettre les clés du fort Saint-Louis des mains de Marc-Antoine Brasdefer de Châteaufort. Le territoire qu'il doit administrer est très vaste mais également faiblement peuplé : Québec ne compte que 320 habitants environ, parmi lesquels des hommes de la Compagnie, des Jésuites, des soldats, quelques artisans et paysans. Quant aux Amérindiens, ce sont essentiellement des nomades difficilement dénombrables : on estime leur nombre à 100 000. L'économie de la colonie n'est guère florissante et repose essentiellement sur le commerce des fourrures, de castor principalement. L'agriculture est peu développée en raison de la lenteur du défrichement. La première tournée d'inspection de Charles Huault lui permet de mesurer les conditions de vie difficiles des colons et le travail qui l'attend. Le climat tranche singulièrement avec celui de la Méditerranée auquel il était habitué : l'hiver est froid et humide, et la glace interdit toute navigation sur le fleuve menant à Québec, ce qui en empêche le ravitaillement depuis l'océan. A cela s'ajoute l'hostilité des tribus amérindiennes de plus en plus pressante. Alors, de retour à Québec, Charles Huault réorganise la défense militaire de la colonie. Il prend aussi une série de mesures pour re-dynamiser le commerce des fourrures, principale source de revenus de la colonie. Son action se porte aussi sur la pratique de la religion qui est au coeur de sa vie - il est reconnu pour sa grande piété - et de ses préoccupations. Ainsi porte-t-il ses efforts sur l'évangélisation pacifique des Amérindiens en s'appuyant sur les Jésuites. Cette longue et fastidieuse mission, à laquelle il s'atèle avec ferveur, est relatée dans les Relations que les Jésuites rédigent à partir de 1632 pour rendre compte de leur travail apostolique en Nouvelle-France : ils y louent les efforts entrepris par Charles Huault pour les aider dans leur tâche. Pour seconder les Jésuites, Charles Huault entreprend de faire venir au Canada des congrégations religieuses. En 1639, deux communautés débarquent de France pour participer au bien-être tant matériel que spirituel des populations européennes et amérindiennes : les Ursulines de Tours conduites et les Hospitalières Augustines. Parallèlement, il veille au strict respect de la pratique religieuse parmi les colons. Ainsi, une semaine seulement après son arrivée à Québec en 1636, il promulgue une ordonnance interdisant, sous peine de sanction, le blasphème et l'absence de service liturgique. Mais Charles Huault est aussi un soldat. Aussi, à peine installé à Québec, Charles Huault entreprend de fortifier la ville et d'installer quelques avant-postes afin de prévenir les attaques amérindiennes. Il s'attache aussi à établir de cordiales relations avec les tribus avoisinantes, notamment les Hurons, tant pour faire prospérer le commerce des fourrures que pour faciliter leur évangélisation. Mais à partir de 1639, les Hollandais commencent à troquer aux Iroquois des fusils contre des peaux de castor. Les armes à feu donnent aux Iroquois, rivaux des Hurons, une terrible suprématie militaire, car Charles Huault interdit aux Français de vendre des armes à feu aux Hurons. En 1640, l'affrontement des colons français avec les Iroquois semble inéluctable : ces derniers auraient commis des actes de cannibalisme à l'égard de missionnaires qu'ils auraient capturés. En 1641, forts de l'appui hollandais et en réaction notamment contre l'évangélisation des Hurons, les Iroquois attaquent les Français et leurs alliés algonquins au lieu dit des Trois Rivières. Charles Huault les contraint habilement à quitter leurs positions. Puis il fait édifier à leur insu, en août 1642, un fort à l'embouchure de la rivière Richelieu, axe de circulation privilégié des Iroquois, avec l'appui de quarante soldats fraîchement débarqués de France. Persuadés de jouir d'une terrible réputation, les Iroquois entreprennent le siège de cette place forte. Mais la ténacité des défenseurs français et hurons décourage les assaillants qui finissent par se replier. Cette victoire remportée contre les Iroquois, plus quelques autres, lui aurait valu le surnom indien d'Onontio, qui est la traduction littérale de Montmagny, c'est-à-dire "grande montagne" en latin. Les Iroquois poursuivent cependant les hostilités en commettant quelques raids dans les camps hurons, essentiellement pour kidnapper des femmes afin d'en faire des esclaves. En 1644, la régente Anne d'Autriche envoie à Charles Huault soixante soldats, dont vingt-deux l'accompagnent sur les terres huronnes passer l'hiver pour assurer le ravitaillement des populations et protéger celles-ci contre les raids iroquois. Par sa politique de partenariat économique qu'il développe parallèlement avec certaines tribus amérindiennes, Charles Huault contribue largement à développer le commerce en Nouvelle-France. Mais en contrepartie s'étend le trafic d'alcool que Charles Huault tente d'interdire à cause des ravages que la boisson produit chez les Amérindiens dont l'organisme n'est pas habitué à supporter les effets néfastes de l'alcool. Avec les Iroquois, Charles Huault inaugure une nouvelle ère, celle de la diplomatie. Il libère ceux qu'il avait fait prisonniers en 1644 et les invite à revenir quand ils le désirent. Ce n'est qu'en 1645 qu'une délégation iroquoise répond à son invitation. Les rapports se pacifient, si bien que les deux camps concluent un traité de non-agression à Trois-Rivières. Des échangent ont lieu, des missionnaires sont envoyés chez les Iroquois. Mais le contact des deux civilisations s'avère finalement néfaste : en effet les Européens propagent malgré eux des maladies contre lesquelles les organismes amérindiens n'ont aucune défense immunitaire. Décimés par des germes européens, les Iroquois croient être ensorcelés par des démons et décident de se venger. L'assassinat d'un prêtre à l'automne annonce la reprise des hostilités entre les Iroquois, les colons français et les Hurons. Ces derniers sont pratiquement exterminés en 1648 au moment où Charles Huault regagne la France. Parallèlement à ses activités militaires, Charles Huault fait de son mieux pour administrer la colonie française. Il doit d'abord "commander à tous les gens de guerre" présents sur place "pour maintenir et conserver le négoce" et pour assurer la protection des colons sur lesquels il a le pouvoir de justice. Il doit en outre superviser les activités commerciales pour le compte de la Compagnie de la Nouvelle-France et gérer l'administration de la colonie. La tâche est donc immense pour ce chevalier maltais davantage habitué à naviguer et guerroyer. Charles Huault cumule toutes les fonctions civiles et militaires, ne s'entourant que de quelques auxiliaires : outre son secrétaire et ses lieutenants, on ne compte en effet qu'un greffier et un procureur. Il préside des conseils où siègent des indigènes auxquels il ne cesse de recommander d'éviter la guerre, d'augmenter la traite des fourrures et de bien recevoir les missionnaires. Il entreprend aussi l'édification de fortifications pour protéger les colons, les religieux et les magasins de la Compagnie. Il confie l'esquisse des plans de la ville haute de Québec à Jean Bourdon, ingénieur arpenteur. C'est Huault lui-même qui choisit le nom des premières rues de la ville de Québec où il fait transformer le château Saint-Louis, demeure officielle du gouverneur, en une forteresse de pierre et de brique avec corps de garde. Enfin, Il organise la distribution de terres aux colons fraîchement débarqués. Parallèlement à ses activités d'administrateur, Charles Huault fait entreprendre d'importants travaux de défrichement près de l'Ile-aux-Oies sur le fleuve Saint-Laurent. Le 5 mai 1646, il se voit concéder par la Compagnie de la Nouvelle-France la propriété d'un site nommé la Rivière-du-Sud dont il devient le seigneur. Son domaine, qui inclut des terres entourant la rivière du Sud, l'Ile aux Grues et l'Ile aux Oies, fait une lieue et demie de front pour quatre de profondeur. Le 28 septembre 1646 est signé un bail entre Charles Huault et Jacques Boissel. Ce laboureur d'origine orléanaise devient le responsable de la ferme de Montmagny située sur l'Ile aux Oies où 80 arpents de terres labourables sont exploitées. Charles Huault ne profitera guère de son domaine puisqu'il rentre en France en 1648. Plusieurs explications ont été avancées pour justifier son retour en métropole. Certains affirment que le roi l'aurait rappelé en France parce qu'il serait devenu impopulaire : on peut en douter s'il on se réfère à la correspondance des Jésuites. D'autres pensent qu'il aurait été contrarié par la fondation de Montréal en 1642 au point de ne pas porter au secours aux nouveaux colons qui en auraient averti le roi. L'hypothèse est douteuse si l'on se réfère à Dollier de Casson, premier historien de Montréal, qui affirme que "Le chevalier de Montmagny, étant un véritable homme de coeur, voulut participer à ce premier établissement en l'honorant de sa présence". Enfin, une autre hypothèse repose sur la création de la Communauté des Habitants qui aurait eu pour conséquence la limitation des pouvoirs du gouverneur Charles Huault. Quels que soient les motifs de son départ, Charles Huault ne voit pas sa "commission" reconduite par le roi, sans pour autant être désavoué par celui-ci. Il est remplacé par Louis d'Ailleboust qui connaît bien le pays puisqu'il gouverne Montréal en l'absence de Maisonneuve. Conforme à sa ligne de conduite, Charles Huault se plie aux exigences du roi et ne témoigne aucune aigreur lorsqu'il accueille son successeur le 20 août 1648. Il s'embarque finalement pour la France le 23 octobre 1648, laissant au Québec le souvenir d'un administrateur consciencieux, soucieux du progrès et du bien-être de la population, aussi bien des colons français que des autochtones. Enfin, dernier détail concernant son action au Canada, on prête à Charles Huault le rôle d'avoir introduit le théâtre au Québec en encourageant la représentation d'une tragi-comédie donnée en 1640 au cours de laquelle l'un de ses secrétaires, Martial Piraubé, aurait tenu "avec excellence" le premier rôle. Charles Huault souhaitait en effet que la culture du vieux continent se perpétue en ces terres lointaines. Charles Huault aurait également contribué à introduire en Nouvelle-France le premier cheval européen en s'en faisant offrir un spécimen par la Communauté des habitants en 1647. Selon les Jésuites, les Amérindiens auraient pris ce cheval pour un "élan sans panache venu d'outre-mer". Mais la carrière de Charles Huault ne s'arrête pas là ! A son arrivée en France en 1648, Charles Huault trouve un pays transformé. Celui-ci est désormais dirigé par la régente Anne d'Autriche et le cardinal Mazarin qui sont plus préoccupés par la Fronde et la guerre de Trente ans que par le sort des colonies qui sont gérées par des compagnies de plus en plus incontrôlables et discréditées. Cet état de fait joue un rôle déterminant dans la fin de la carrière de Charles Huault. En effet, la Compagnie des îles d'Amérique, créée par Richelieu, peine à installer son nouveau lieutenant-général à Saint-Christophe, une île des petites Antilles colonisée par les Français à partir de 1625. En effet, le commandeur de Poincy, gouverneur de l'île, refuse de céder son poste à son successeur qu'il renvoie en France sans ménagement. Or, Poincy est chevalier de l'Ordre de Malte, donc un confrère de Charles Huault. Aussi, le Grand maître de l'Ordre confie une mission d'importance à Charles Huault dont la ténacité et la rigueur qu'il a démontrées en Nouvelle-France ont fait forte impression. Il doit rejoindre Saint-Christophe pour représenter le Grand maître, mener une enquête préalable en vue d'acheter l'île, tenter de raisonner Poincy dont le comportement devient inquiétant, et le convaincre de se montrer généreux envers l'Ordre qui a grand besoin d'argent. Charles Huault arrive donc à Saint-Christophe en septembre 1650. Il réussit à s'attirer les bonnes grâces de Poincy qui se laisse persuader de rentrer dans le rang. Parallèlement, la Compagnie des îles d'Amérique vend ses possessions antillaises pour renflouer ses caisses. L'Ordre de Malte se saisit de l'occasion pour acquérir l'île Saint-Christophe dont elle confie la gouvernance à Poincy. Une fois l'affaire Poincy réglée, Charles Huault revient en France pour prononcer ses voeux, c'est-à-dire entrer solennellement et spirituellement dans l'Ordre de Malte. La cérémonie a lieu le 17 juillet 1651 à Paris, en l'église Sainte-Marie dans l'enclos du Temple. Il cesse donc d'être un laïc pour devenir un membre à part entière de cet ordre religieux et militaire. En 1653, Charles Huault retourne à Saint-Christophe pour en prendre officiellement possession au nom de l'Ordre de Malte, transmettre à Poincy son titre de gouverneur perpétuel et assister ce dernier dans la gestion de l'île. Mais il ne peut accomplir sa mission car Poincy, refusant de l'associer au pouvoir, le relègue dans une ferme isolée où il s'éteint le 4 juillet 1657 sans que l'on sache comment il occupa les quatre dernières années de sa vie.

A VOIR, À FAIRE

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  • Le séminaire des vocations tardives Notre-Dame de Lourdes : Conçu à l'origine comme un lieu de retraite spirituelle, l'ancien rendez-vous de chasse des ducs d'Enghien devient un séminaire destiné à former de futurs prêtres. Après une période de prospérité, la crise des vocations contraint le diocèse à abandonner les lieux, jusqu'à ce que la commune de Montmagny l'acquière pour en faire un pôle d'activités culturelles.
  • La chapelle Sainte-Thérèse, par Auguste Perret (classée Monument historique) :
  • En 1926, l'abbé Léon Garnier, curé de Montmagny, commande à Auguste Perret la construction d'une nouvelle église dans le Sud de la commune qui s'urbanise de plus en plus. Il décide de lui donner le nom de Sainte-Thérèse de Lisieux, désignée par le pape Pie X comme la "plus grande sainte des temps modernes". Le style adopté par Perret tranche avec celui de ses prédécesseurs dans le domaine de l'architecture religieuse puisqu'il a utilisé le béton armé comme matériau principal. Grâce à l'emploi du béton et à la répétition des éléments coulés à l'avance dans un nombre limité de moules, la chapelle a été construite pour un prix relativement bas pour l'époque et la taille de l'édifice.
  • La chapelle Sainte Thérèse mesure 36 mètres de longueur, 13 mètres de largeur et 11 mètres de hauteur, le clocher mesurant à lui seul 30 mètres de hauteur. La surface bâtie représente 470 mètres carrés. Pour éviter que l'édifice ne s'enfonce dans le sol alors très humide, Perret a construit la chapelle sur un revêtement en béton armé évitant les infiltrations d'eau.
  • La nef de la chapelle occupe presque toute la surface de l'édifice. Elle ne comporte qu'un petit nombre de points d'appui constitués par huit colonnes réunies par des poutres qui servent de chaînage. Les parois de la nef sont constituées d'un treillis en béton armé à mailles carrées remplies de formes géométriques variées : cercles, triangles et surtout croix. L'ensemble forme de véritables verrières qui donnent une impression de légèreté et qui offrent à la nef un éclairage à la fois clair et coloré (bleu et jaune). La chapelle est couverte d'une voûte plate très mince qui constituait en 1927 l'une des caractéristiques remarquables et innovantes de cette construction. Situé en saillie de la façade principale, le clocher est de section carrée. Il repose à l'avant sur deux piliers principaux, et en arrière sur une poutre maîtresse qui en reporte la charge sur les colonnes latérales de la nef. La partie supérieure du clocher est composée de lames de persienne en béton armé.
  • Derrière la nef, l'édifice se prolonge par une construction rectangulaire agrandie par un décrochement et qui abrite la sacristie. Celle-ci est éclairée par une ligne d'éléments ajourés qui rappellent ceux des façades latérales de la nef. Le plafond de la sacristie était surmonté à l'origine d'un lanterneau couvert dont les côtés étaient ajourés. Toutes les structures accessoires de l'édifice sont en ciment armé, notamment l'escalier en colimaçon menant à la tribune située au-dessus du porche. Les bénitiers, les fonds baptismaux, l'ancienne grille du choeur (aujourd'hui disparue) et la balustrade de la tribune ont également été construit en ciment armé et comportent des forment ajourées qui rappellent les motifs des verrières.
  • Le décor a été réalisé par Valentine Reyre, artiste symbolisant le renouveau de l'art sacré en France dans l'entre-deux guerres. La fresque murale ornant le fond du choeur était composée à l'origine de trois panneaux peints, d'un entourage composé de carrés décorés et d'un fond bleu avec inscriptions sur feuillage jaune. La fresque - aujourd'hui partiellement masquée - représente dans sa partie centrale la Crucifixion du Christ et Sainte-Thérèse au pied de la croix. Dix ans après l'achèvement des travaux, Valentine Reyre réalisa les quatorze stations du chemin de croix dans des teintes qui rappellent parfois celles du Fauvisme, avec une dominante de rouge.
  • Le 5 avril 1993, l'Association Diocésaine de Pontoise, qui en était propriétaire, céda la chapelle pour le franc symbolique à la commune de Montmagny. Aussitôt, des démarches furent entreprises par la Municipalité auprès du Ministère de la Culture pour faire classer cet édifice au titre des Monuments historiques afin d'en garantir la pérennité. A l'heure actuelle, d'importants travaux sont prévus pour consolider l'édifice qui montre quelques signes de faiblesse.
  • L'église Saint-Thomas :
  • Une première chapelle aurait été construite à l'emplacement de l'église actuelle vers 1180, probablement sur ordre des Bouchard, seigneurs de Montmorency. En 1184, l'évêque de Paris consacra la paroisse de Montmagny et la dédia à Saint Thomas de Cantorbéry. De cette église primitive, il ne subsisterait que la base gothique du clocher.
  • L'église fut interdite d'accès en 1737 car elle tombait en ruine. Grâce aux largesses de Louis Henri de Bourbon, prince de Condé, l'église Saint-Thomas de Montmagny fut reconstruite en 1740. Le prince de Condé avait déjà témoigné un certain attachement à la paroisse de Montmagny en assistant à la bénédiction de la nouvelle cloche de l'église, le 24 août 1736. Le souvenir du prince de Condé se lit toujours à travers son blason qui orne toujours le portail latéral de l'église et qu'accompagne le blason des seigneurs de Montmagny.
  • C'est au cours des travaux de restauration de 1740 que furent retrouvées trois pierres tombales exposées aujourd'hui au fond de la nef. Elles appartiennent à deux chevaliers de Huault, seigneurs de Montmagny, et à un couple de vignerons. Ces dalles ont été restaurées au XIXe siècle par un entrepreneur de maçonnerie à Montmagny.
  • En 1875, des travaux furent entrepris pour assainir l'édifice rongé par l'humidité. En 1876, le sol du choeur fut bétonné et recouvert d'un pavement "imitation de tapisserie". En 1880 fut posée une nouvelle grille en fer forgé séparant le choeur du déambulatoire. Malgré ces travaux, l'état de l'église restait préoccupant. En 1884, l'architecte Cailleux fut choisi pour diriger de nouveaux travaux de restauration. Les travaux commencèrent le mardi 15 avril 1884. Ils furent confiés à des entrepreneurs de la région. La pose officielle de la première pierre donna lieu à une bénédiction solennelle le samedi 10 mai 1884 à 7 heures du matin.
  • On utilisa pour les travaux de maçonnerie le plâtre des carrières de Montmagny situées sur la butte Pinson, des pierres de Montmorency et des briques creuses de Sannois. Une autre caractéristique technique est à signaler : les couvreurs ont utilisé une nouvelle sorte de clou inventée vers 1864 qui permettait de maintenir chaque ardoise sur ses quatre faces. Au sommet du clocher fut placé un coq reposant lui-même sur une croix de trois mètres de haut pesant 100 kg : il fallut huit hommes pour la hisser au sommet du clocher. Une nouvelle horloge fabriquée dans l'Oise fut installée à la fin du mois de juillet 1884.
  • Le nouveau clocher - rehaussé de 6 mètres - fut inauguré le 19 octobre 1884, en présence du Conseil Municipal, de l'instituteur, du Grand Vicaire, des curés de Deuil, Groslay, Montmorency et Villetaneuse. Une dizaine de musiciens accompagnèrent les choeurs pour entonner une marche composée spécialement à cette occasion par Camille Prilipp. Enfin, le 29 juin 1888 eu lieu la pose du nouveau portail, restauré notamment grâce au soutien du Conseil Général de Seine-et-Oise.
  • Dans les années 1970, d'importants travaux ont été entrepris par la municipalité pour réhabiliter les habitations anciennes situées autour de l'actuelle place du Québec. C'est dans l'une d'elles qu'a été aménagée la nouvelle sacristie. Aujourd'hui, des concerts de musique classique sont donnés chaque année dans cette église.
  • Les fonds baptismaux seraient les éléments mobiliers les plus anciens de l'église puisqu'ils auraient été construits au XVIIe siècle. En pierre polychrome, ils étaient à l'origine placés au fond de la nef, près de l'entrée de l'église. Au fil des siècles, des éléments mobiliers ont disparu : un lutrin fabriqué en 1787 par Antoine Cassan et brûlé en 1884, un orgue fabriqué par l'atelier John Abbey de Versailles, plusieurs statues dont celles de Saint-Michel et de Notre-Dame de Lourdes, un harmonium saccagé par les Prussiens en 1871, les anciens tableaux du chemin de croix érigés solennellement le dimanche 12 août 1860.
  • Ajoutons enfin que l'église Saint-Thomas de Montmagny a été immortalisée sur plusieurs toiles du peintre Maurice Utrillo qui séjourna plusieurs années sur la commune avec sa mère, Suzanne Valadon. Ainsi, cette modeste église valdoisienne est connue des amateurs d'art du monde entier puisqu'on retrouve les toiles d'Utrillo aussi bien à New York qu'à Londres ou Tokyo.
  • La Redoute de la Butte Pinson :
  • A 108 mètres d'altitude au-dessus du village en plaine de Montmagny s'élève la Butte Pinson, siège d'une longue histoire marquée par l'édification d'une fortification cachée par une épaisse couverture végétale, témoin de l'architecture et de la stratégie militaire de la fin du XIXe siècle.
  • La Redoute de la butte Pinson constitue l'un des éléments d'un programme de grande envergure : les fortifications construites après la guerre de 1870 pour assurer la défense de Paris et de sa banlieue. Inscrite dans le programme élaboré par le général Séré de Rivières, son édification fut achevée en 1877 et témoigne de la qualité de l'architecture militaire de la fin du XIXe siècle. Située en arrière des forts d'Ecouen et de Stains dont elle contrôle l'espace qui les sépare, la Redoute de la butte Pinson parachève le système, en complétant la surveillance des abords de Saint-Denis puisqu'elle offre un point de vue étendu sur toute la banlieue Nord.
  • Entre le décret du 10 mai 1875 prononçant l'expropriation pour cause d'utilité publique du terrain nécessaire à la construction de la fortification, et le mois de décembre 1877 marquant la fin des travaux, il n'aura fallu qu'un peu plus de deux ans au 1er régiment du Génie pour édifier la Redoute de la Butte Pinson, pour un montant total de 347 544 francs or. Si l'ensemble des constructions paraît moins important que les forts alentours, la Redoute n'en demeure pas moins l'exemple abouti d'une architecture militaire rigoureuse, solide et soigneusement conçue.
  • La Redoute a été construite selon un plan trapézoïdal, dans le plus pur style des fortifications du système Séré de Rivières, lui-même inspiré en partie de l'oeuvre de Vauban. La face la plus exposée à l'ennemi - et par conséquent la mieux défendue - est située au Nord-Est, tandis que l'on pénètre dans l'enceinte de l'édifice par la face sud-ouest, ouverte sur Paris. La superficie de la Redoute intra muros représente 2 hectares. Si l'on ajoute le fossé, les talus et le glacis, sa superficie atteint les 5 hectares. A l'origine, la garnison était composée de 151 soldats : 7 officiers et 144 hommes de troupe.
  • Les fossés, larges de 3 à 6 mètres et profonds de 4 mètres, sont dotés d'une escarpe (talus intérieur) entièrement maçonnée, et d'une contrescarpe (talus extérieur) maçonnée seulement sur un tiers de sa longueur. Ce n'est qu'en 1886 que le Génie revêt la contrescarpe d'un mur de 5 mètres de hauteur. Entourant la totalité de la Redoute, ces fossés sont destinés à ralentir la progression de l'ennemi et à l'obliger à se découvrir en cas d'assaut.
  • Située sur la face arrière du fort, on accède à l'entrée de la Redoute par un chemin coudé, permettant de protéger la porte des coups en enfilade. Le franchissement du fossé se fait au moyen d'une simple passerelle non couverte située sur la face la moins exposée de la Redoute orientée sud-ouest. Une grille assez rudimentaire marque l'entrée proprement dite du fort. La simplicité de cette entrée tranche singulièrement avec celle d'autres fortifications construites à la même époque. En effet il était courant de pénétrer dans ce type de fort par un pont escamotable suivi d'un porche monumental pourvu d'un système défensif et d'une porte blindée (parfois coulissante comme à Domont). A Montmagny, aucun élément architectural remarquable ne vient compléter cet ensemble : ni décor en arcature, ni pilastre, ni même le nom de la Redoute gravée dans la pierre comme on peut le voir à Ecouen ou Domont.
  • Le fossé ne pouvant suffire à lui-seul à défendre l'accès à la Redoute, il a été pourvu de deux ouvrages de flanquement appelés caponnières. Ce sont des casemates basses construites aux saillants des forts, au fond du fossé. Deux autres caponnières défendent l'entrée de la Redoute. Ces caponnières comportent des embrasures pour canons sous visières ou débouchant directement à l'extérieur, des embrasures d'infanterie pour fusils permettant la défense rapprochée, des créneaux de pied permettant de jeter des grenades dans le fossé. On ne connaît pas avec précision le type d'armement dont étaient pourvues ces caponnières. Mais on sait que dans l'ensemble des forts du système Séré de Rivières, elles étaient équipées de canons de calibre 4, 5, 7 (avant 1880) ou 12 (après 1880) et de mitrailleuses. Enfin les caponnières sont surmontées de banquettes de tir reliées aux casernements du fort par une galerie souterraine en plan incliné.
  • A l'époque de la construction de la Redoute, l'artillerie était essentiellement à tir tendu. Il fallait donc dominer le territoire que l'on devait battre. Les canons étaient à ciel ouverts, installés sur les crêtes d'artillerie dominant le dessus du fort. Sur le devant, un parapet en terre les protégeait des tirs adverses directs. Ils étaient de plus entourés sur les cotés par deux levées de terre, appelées traverses, qui les protégeaient des éclats d'obus et des tirs en enfilade. La Redoute compte 8 traverses, dont 4 avec abri, se répartissant sur tout l'arrière du casernement. La plate-forme de tir était protégée des tirs de revers par le massif de terre recouvrant les casernements (d'où son nom de parados). Sous les dites traverses se trouvaient des abris, longues salles voûtées qui servaient de dépôts de munitions d'abris pour les canonniers en cas de tir de barrage ennemi. On ne sait pas exactement quels types de canons ont équipé la Redoute. On sait juste qu'au moment de sa mise en service, elle était équipée de 13 pièces de rempart, 4 mortiers et 5 pièces de flanquement. La plupart des fortifications du système Séré de Rivière étaient pourvues d'obusiers et de canons de différents calibres (95 mm à 220 mm). Enfin la défense de la Redoute était également assurée par l'infanterie (fantassins à pied armés de fusils) qui est composée uniquement de la troupe cantonnée dans le fort.
  • La poudrière (ou magasin à poudre) est placée sous une des 8 traverses. C'est un lieu hautement stratégique et à la fois extrêmement dangereux puisque y sont entreposées les 10 tonnes d'explosifs de la Redoute, tous types de munitions confondus. Cette pièce fermée par deux portes est construite de manière à isoler du mieux possible la poudre de l'humidité et des flammes. Afin d'assurer une sécurité maximum, aucun éclairage direct n'existait dans cette salle dont le sol était recouvert de terre. Une lampe à pétrole, équipée de réflecteur, était située dans un petit réduit accessible uniquement de l'extérieur du magasin à poudre par un couloir qui en faisait le tour. Ce réduit était séparé du magasin à poudre par une vitre munie de verres épais afin de permettre à la lumière de la lampe d'éclairer l'intérieur de la poudrière.
  • La caserne proprement dite est formée de 10 casemates voûtées reliées entre elles à l'arrière par un mince couloir. Tous les murs de la caserne sont en moellons ; seuls les encadrements des ouvertures, tournées vers le sud, sont en pierres de taille ou en briques rouges. Il était d'usage de blanchir les parois intérieures à la chaux afin d'éclaircir les pièces et de profiter au maximum de la faible lumière provenant des fenêtres ou des lampes. Sur certaines parois on peut encore lire des graffitis laissés par les soldats. Le chauffage des chambrées devait probablement être assuré par des poêles à bois ou à charbon, à raison d'un poêle par casemate, situé à mi-longueur. Le toit et la face arrière sont quant à eux entièrement recouverts de terre afin de protéger l'ensemble de l'édifice des projectiles ennemis. Les casemates voûtées abritaient différents locaux, notamment les casernements des soldats (lieu de vie et de repos) mais aussi des magasins de service (90 m²) qui incluaient une cuisine et ses réserves, un magasin d'artillerie (116 m²), des abreuvoirs, des latrines et une citerne à filtre d'une capacité de 104 m3. L'alimentation en eau est assurée par une canalisation allant jusqu'aux réservoirs du bois de Richebourg tout proche.
  • En 1902, l'état-major prévoit pour un million de francs-or de renforcer les défenses de la Redoute de la butte Pinson. Mais en 1911, celle-ci est exclue du nouveau programme de modernisation des défenses des places fortes du pays, à la différence des fortifications de l'Est de la France qui sont les plus exposées. Après sa tournée d'inspection des fortifications franciliennes, le général Gallieni, responsable de la défense de Paris, suggère au gouvernement de quitter la capitale car il ne se fait aucune illusion sur la capacité du camp retranché de Paris à retenir l'assaut de l'artillerie allemande puisque ses éléments défensifs n'ont pas été modernisés à temps.
  • Durant le conflit proprement dit, la Redoute de la butte Pinson, placée en état d'alerte, ne participe pas à la défense de Paris. En effet, ayant essuyé de lourdes pertes près des villes belges de Liège et de Namur, les troupes allemandes hésitent à monter à l'assaut de Paris, les fortifications de la deuxième couronne jouant à la perfection leur rôle dissuasif. En prévision d'une nouvelle offensive allemande sur la capitale, la Redoute de la Butte Pinson est toutefois équipée d'un projecteur à large focale (90 cm d'envergure) et surtout de deux canons de 75. En mars 1918, la Redoute devient, avec quatre canons de 75 supplémentaires, le centre de la 3ème batterie du 64ème régiment d'artillerie anti-aérienne chargé entre autre de défendre l'aéroport du Bourget distant seulement de 13 km à vol d'oiseau.
  • Si les forts composant le système Séré de Rivières, devenus totalement obsolètes, ne jouèrent aucun rôle en mai-juin 1940 lors de l'invasion allemande, leurs positions stratégiques n'échappèrent pas aux Allemands. Aussi, dès 1940 les Allemands installent un radar et des canons anti-aériens à la Redoute de la butte Pinson qui se situe au croisement de deux routes nationales et qui se trouve à vue de l'aéroport du Bourget.
  • Durant l'Occupation, la Redoute ne semble pas jouer un rôle primordial et les habitants ne se souviennent pas d'y avoir vu un regain d'activités particulier. Mais à la Libération, le fort magnymontois devient l'objet de toutes les attentions, tant des résistants locaux que des troupes alliées. Dans la nuit du 26 au 27 août 1944, le général Leclerc - à qui le général de Gaulle à confier la mission de libérer Paris et sa région - donne ses ordres : le sous-groupement Massu, issu de la 2ème Division Blindée, doit prendre le contrôle de la côte 101, c'est-à-dire de butte Pinson et de sa Redoute qui commande l'accès à Pierrefitte et Sarcelles via la route nationale n°1.
  • Le 27 août 1944, les premiers éléments de l'avant-garde de la 2ème DB, établis aux abords de Saint-Denis, se mettent en route vers 13 heures. Venant de Stains, la 6ème compagnie du Régiment de marche du Tchad commandée par le chef de bataillon Massu s'attaque à la Redoute de la Butte Pinson occupée par le 105ème régiment de grenadiers Allemands. La résistance allemande est telle qu'il faut faire intervenir plusieurs blindés ainsi que l'artillerie qui réalise trois concentrations de tirs sur la Redoute. Les combats cessent vers 19 heures et un détachement du 40ème régiment d'artillerie nord-africaine prend possession de la Redoute. Au cours de ces rudes combats, plusieurs soldats français et résistants locaux sont blessés, 32 soldats allemands sont faits prisonniers.
  • Le 28 août, le Général Leclerc tient une réunion au poste de commandement installé dans la Redoute avec ses adjoints Massu et Langlade. Les troupes de la 2ème DB resteront cantonnées plusieurs jours à Montmagny avant de repartir en campagne. En souvenir de ce glorieux épisode, un monument à la mémoire du général Leclerc et de ses troupes a été érigé en 1953 au croisement de la rue de Pierrefitte et de la rue Charles Grimaud.
  • Au regard de l'histoire de la Redoute, celle-ci n'a finalement jamais vraiment joué le rôle d'élément défensif de la capitale, mission qui lui avait initialement été dévolue. Elle reste néanmoins un élément emblématique du patrimoine magnymontois et de l'architecture militaire française de la fin du XIXe siècle.
  • Démilitarisée après la seconde guerre mondiale par la loi du 2 avril 1954 déclassant l'ensemble des ouvrages militaires construits entre 1874 et 1918, la Redoute de la Butte Pinson fut reclassée en site permettant de tester les radars Dassault, poursuivant ainsi sa carrière aéronautique commencée en 1919 avec l'ouverture de l'aéroport du Bourget. Un arrêté ministériel d'août 1931 déclassa une partie du glacis de la Redoute pour l'offrir à la main verte des habitants, c'est ainsi que de nombreux jardins familiaux s'établirent autour du fort, phénomène qui s'est depuis amplifié.
  • La Redoute a effectué sa complète mutation lors de son rachat en 1973 au Ministère de la Défense nationale par les villes de Montmagny et Pierrefitte, pour la somme de 400 000 francs, dans le but de s'opposer à un projet d'autoroute passant à proximité de la Butte Pinson.
  • Progressivement, des associations installèrent leurs équipements dans l'enceinte de la Redoute, comme la Confrérie du Pichet Saint-Eugène qui réintroduisit la viticulture sur les coteaux de la butte ou encore "Tir 360" qui disposait d'un lieu d'entraînement parfaitement adapté, les casemates offrant des stands de tir sécurisés.
  • Nichée au coeur du Parc régional de la Butte Pinson en cours d'aménagement, la Redoute est ensuite devenue la propriété du S.I.E.A.B.P. - Syndicat Intercommunal pour l'Etude et l'Aménagement de la Butte Pinsons (syndicat intercommunal regroupant Montmagny, Pierrefitte, Groslay et Villetaneuse).
  • Depuis plusieurs années, sous l'égide du S.I.E.A.B.P. et avec l'appui de l'association Solidarité Jeunesse, des groupes de jeunes ont entrepris bénévolement de restaurer certains éléments bâtis de la Redoute, afin de faire revivre ce patrimoine historique et architectural exceptionnel, bien loin de l'esprit belliqueux qui habite encore cet ouvrage militaire.
  • L'ancien château de Montmagny (aujourd'hui disparu) : Il ne subsiste aucun vestige de l'ancien château de Montmagny. Il est toutefois possible d'imaginer la superficie de cette riche demeure ainsi que son emplacement théorique dans le tissu urbain actuel grâce à un plan d'intendance du XVIIIe siècle conservé aux Archives départementales du Val-d'Oise. Le corps principal du logis, auquel on accédait par un perron, était flanqué à l'est d'une aile assez modeste et à l'ouest d'une aile plus importante à laquelle venait s'adosser un long bâtiment formant un angle avec le corps principal, et plusieurs dépendances.
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EVÉNEMENTS ET FESTIVITÉS

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  • Quatre spectacles jeune public par an, deux au premier trimestre, deux au quatrième trimestre.
  • "Montmagny, terre des arts", exposition artistique chaque année au mois de janvier.
  • Fête médiévale chaque année au mois de mars sur la Butte Pinson.
  • Exposition chaque année dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine.

VISITES, LOISIRS ET ACTIVITÉS AUX ALENTOURS

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  • Château d'Ecouen.
  • Casino d'Enghien-les-Bains.
Activités de loisirsAjouter
NomType d'activitéTarifCommune
Visite de jardins et quartiers à ParisCulture et pédagogieDe 90 € à 230 €Paris (9.1 km)
Visite guidée à la carte à Paris ou en régionCulture et pédagogieDe 170 € à 230 €Paris (9.2 km)
Visite originale de Paris à véloDivertissements35 €Paris (9.7 km)
Atelier cuisine participatif avec dégustationSaveurs du terroirDe 39 € à 129 €Paris (10.1 km)
Massage thailandais aux huilesBien-êtreDe 45 € à 240 €Paris (10.7 km)

Toutes les activités de loisirs autour de Montmagny

Balades et randonnéesAjouter
NomType de baladeDifficultéDuréeCommune de départ
Croisière des ImpressionnistesRandonnée pédestreFacile2h10Chatou (15.8 km)
La Marne et les vignobles de ChampagneRandonnée pédestreFacile48h50Alfortville (17.8 km)
Les bords de Marne et la maison de Charles TrenetRandonnée pédestreFacile4hJoinville-le-Pont (19.4 km)

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PHOTOS

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MÉTÉO

Mercredi 23 avril
Jour
Nuit
Min. 9°C - Max. 16°C
Jeudi 24 avril
Jour
Nuit
Min. 10°C - Max. 15°C
Vendredi 25 avril
Jour
Nuit
Min. 11°C - Max. 16°C

RESTAURANTS

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Restaurant japonaisSakura Sushi  
7.8
Deuil-la-Barre
Venez vous offrir une pause nippone au Sakura Sushi ! L’établissement vous ouvre ses portes dans la ville de Deuil-la-Barre en région parisienne. Vous apprécierez son cadre unique :...
Situé à 2.2 km de Montmagny16 € par personne 
Restaurant cuisine françaiseRest'O Palm  
8.5
  OFFRE SPÉCIALE
Montmorency
A Montmorency, le Rest'o palm est un lieu accueillant et cosy où venir déguster une cuisine traditionnelle. Le Chef satisfera vos papilles à travers une carte de plats légers et bien...
Situé à 2.4 km de Montmagny28 € par personne 
Restaurant cuisine françaiseLe Bacchus  
7.6
  OFFRE SPÉCIALE
Montmorency
SUPER POP - Éclairage multicolore, banquettes en velours rose, murs rouges capitonnés et bar tout en mosaïque : question déco, Le Bacchus a du tempérament… Ça swingue à Montmorency...
Situé à 2.5 km de Montmagny23 € par personne 

Tous les restaurants autour de Montmagny

CHAMBRES D'HÔTES

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Appartement doté de 1 chambreUnelogenville studio indépendant    
9
Paris
Vivre dans un studio d'hôtes, c'est bénéficier des avantages d'une chambre d'hôtel, la liberté en plus. C'est ce que propose unelogenville.com. Ce studio de 20 m² indépendant aux finitions...
Situé à 9.5 km de Montmagny125 € la chambre double 
Appartement doté de 2 chambresCouleurs Soleil    
9.5
Paris
Sylvie flender. Vous êtes accueillis aux chambres d'hôtes Couleurs Soleil. 19 rue Oberkampf 75011 paris. 01 43 38 91 04. Facebook : Couleurs Soleil. http://hotescouleursoleil.free.fr....
Situé à 12.1 km de MontmagnyDe 85 € à 97 € la chambre double 
Appartement doté de 2 chambresB&B Delareynie & Studio Notre Dame    
9.3
Paris
Ghislain d'origine Canadienne de la province du Québec, à Paris depuis plus de 12 ans vous propose 2 chambres d'hôtes accueillantes et chaleureuses avec balcon et une avec cheminée,...
Situé à 12.3 km de Montmagny100 € la chambre double 

Toutes les chambres d'hôtes autour de Montmagny

LOCATIONS DE VACANCES

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Appartement pour 4 personnesStudio très agréable dans le 18ème   NOUVEAU
Paris
Ce studio donnant sur un jardin intérieur est très calme. Il se trouve tout près d'un marché couvert dans un quartier très vivant. Tout près du métro et des bus vous avez accès facilement...
Situé à 8.9 km de MontmagnyDe 370 € à 420 € par semaine 
Appartement pour 4 personnesCharmant 2 pieces au pied de Montmartre
Paris
Charmant 2 pièces, 28 m², parquets, 6em étage avec ascenseur, sans vis a vis, vue incroyable sur tout Paris et la tour Eiffel (5 fenêtres) clair et calme, entièrement rénové en 2013...
Situé à 9.5 km de Montmagny450 € par semaine 
Appartement pour 4 personnesAppartemment lumineux et confortable
Paris
L'appartement est lumineux, spacieux et très confortable, avec 2 chambres au calme, les deux avec lits doubles. La grande pièce principale comprend un coin salon avec un grand canapé...
Situé à 9.7 km de Montmagny1080 € par semaine 

Toutes les locations de vacances autour de Montmagny

CAMPINGS

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Camping doté de 510 emplacements sur 7 ha Camping Indigo Paris    
8.1
Paris
Situé au coeur du Bois de Boulogne, poumon vert de Paris, et en bordure de Seine, le Camping de Paris-Bois de Boulogne est un parc de 7 ha bénéficiant d'un emplacement exceptionnel...
Situé à 13.7 km de Montmagny 
Camping doté de 180 emplacements sur 4 ha Huttopia Versailles    
8.4
Versailles
Le camping de Versailles en Ile-de-France vous permettra de visiter en famille la ville historique de Versailles, son Château mais aussi de vous évader à Paris (station rer C Porchefontaine...
Situé à 24 km de Montmagny 

Tous les campings autour de Montmagny

HÔTELS

Egg Hôtel Sarcelles - Hôtel à MontmagnyEgg Hôtel Sarcelles    
5.9
Sarcelles
L'Egg Hôtel Sarcelles est situé, en voiture, à 20 minutes du parc des expositions de Villepinte et à 15 minutes du Stade de France et de l'aéroport Charles de Gaulle. Il dispose d'une...
Situé à 2.5 km de MontmagnyChambre à partir de 42 €
Premiere Classe Saint Brice Sous Foret - Hôtel à MontmagnyPremiere Classe Saint Brice Sous Foret     
6.2
Saint-Brice-sous-Forêt
Cet hôtel Première Classe est facilement accessible depuis les routes A1, N1 et N16. Il se trouve à proximité des aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et du Bourget et à seulement 5 minutes...
Situé à 2.7 km de MontmagnyChambre à partir de 40 €
Grand Hotel Barrière - Hôtel à MontmagnyGrand Hotel Barrière     
8.1
Enghien-les-Bains
Situé dans la ville thermale d'Enghien-les-Bains, à seulement 100 mètres du lac, cet hôtel comprend une piscine intérieure et un spa. Vous pourrez profiter du restaurant sur place et...
Situé à 2.8 km de MontmagnyChambre à partir de 109 €

Tous les hôtels autour de Montmagny

Contributions : Service Développement du Patrimoine Culturel de la Ville de Montmagny et des auteurs anonymes ont contribué au guide touristique de la commune de Montmagny sur cette page.

Première Classe Roissy - Villepinte Parc des Expositions
Situé à Villepinte, à 15 minutes de route de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, le Première Classe Roissy - Villepinte Parc des Expositions propose une...
Val-d'Oise
Central de réservation taxi et chauffeur
Tél : 01.34.42.85.94
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Annonces illustrées et contact direct avec les propriétaires
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