Donnez vie à vos vacances !

Hameau de la basse Chevrière

Randonnées & promenades à Saché

Hameau de la basse Chevrière - Randonnées & promenades à Saché
9.4
2

Découverte d'un lieu chargé d'histoire : le hameau de la basse Chevrière, où vécurent l'artiste sculpteur-peintre américain Alexander Calder, et le peintre Ray Sutter, ainsi qu'une partie des itinéraires probables de l'écrivain Honoré de Balzac lors de ses séjours au château de Saché.

Fiche descriptive

DépartementIndre-et-Loire
Commune de départSaché
Type de baladeVisite de village
DifficultéFacile
Durée3h00
Période conseilléede mars à octobre
EnvironnementCampagne
Kilométrage2 km
Altitude au départ2m

Accès

Départ de la place Alexander Calder (Mairie).

Itinéraire

Après avoir quitté la place de la Mairie où trône un mobile offert à la commune par l'artiste Calder (1898-1976), vous passez devant l'église Saint-Martin de Vertou (XIIe siècle). En face de l'autre coté de la rue, quelques vieilles maisons et une auberge de la même époque.

Prenez à gauche, la direction de Druyes. Au 1er pont métallique, "pause photo", avec derrière vous l'église de Saché et, sous le pont : l'Indre que Balzac appelait, dans son roman "le lys dans la vallée" : son "val d'amour, long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes"... Au loin, à 400 m, un peu à droite, se dresse le château de la Chevrière (Clochegourde dans le roman).

Tourner à gauche dès la rivière franchie, suivez la par un petit chemin de terre sur 100 m, puis tourner à gauche, et découvrez alors à 50 m, le "moulin rouge", typique, encore doté de sa vielle passerelle, que l'écrivain empruntait à pied, en partant du château de Saché, afin de se rendre, en "toue" (longue barque en bois) au port de la chevrière, situé à 300 m en amont (l'endroit étant marécageux). "Pause photo" de l'Indre. Retour aux ponts par le même chemin...

Les 3 ponts franchis, au stop, traversez la route (RD 84), prenez juste devant vous le chemin empierré et à 70 m, vous découvrirez : à votre gauche, 200 m plus à l'ouest : le dernier atelier de Calder, là où il exposait ses grands stabiles et mobiles. A votre droite, au nord et à 300 m, une jolie vue du château de la Chevrière. Retour au stop, prenez la direction d'Artannes, vous êtes dans le hameau, route de la basse Chevrière. Face au numéro 27 "pause photo". De la maison du passeur (numéro 10), au charme suranné, devenue en 1957 la Gouacherie (atelier de peinture) de Calder et qui n'a pas changé depuis la mort de l'artiste, en 1976. En arrière plan, à 100 m un peu à droite : l'Indre, de nouveau. Et, l'enjambant, le moulin vert de la Chevrière, encore doté de sa roue, toujours en action... A ses pieds, l'ancien port de la Chevrière (aujourd'hui disparu), d'où un bac, utilisé avant la construction des ponts, faisait passer d'une rive à l'autre : "charrettes, cavaliers, bétail... chaises à porteurs, carrosses". Balzac y débarquait et rejoignait ensuite "Clochegourde", par un chemin longeant, à l'est, la maison du passeur, puis le chemin de terre qui monte, derrière vous, à gauche.

Au numéro 33, se dresse la "maison François Ier" (XVe siècle), ancienne maison de vigneron, adossée à la crête du coteau, creusé de nombreux tunnels, d'où l'on extrayait le tuffeau, la pierre des châteaux. Calder y élit domicile en 1954 avec son atelier, ancienne grange, qu'il fît vitrer. C'est là qu'il imagina et produisit la plupart de de ses oeuvres "mobiles et stabiles".

Entre le numéro 33 et le numéro 10, se trouve une maison de pays réhabilitée (datée 1715), insolite : la maison du peintre et maître verrier Ray Sutter. Y subsistent des vitraux en dalles de verre colorés, suivant une technique dite"béton", aux dessins symboliques et figuratifs, souvent éclairés en début de nuit et visibles de la route, ou du "passage des soupirs", à gauche.

La route longe ensuite une succession de caves troglodytiques, autrefois habitées, pour certaines, sur un bruit de fond persistant : celui du déversoir du moulin vert tout proche. Le parcours s'arrête à 50 m. Au pied de la paroi rocheuse se trouve une plaque commémorative curieuse, rappelant le passage du tour de France, en 1957. Elle est dûe au sculpteur Gino Stagetti, qui travaillait pour l'artiste Joe Davidson (1883-1952), sculpteur de "célébrités", qui était installé non loin de là, au "manoir de Bécheron" et... dont le fils devint... plus tard, le gendre de Calder.

Le retour vers la place de la mairie se fait par le même chemin qu'à l'aller.

Dominique Sutter et jamroz ont contribué à la balade à Saché présentée sur cette page. Si vous connaissez cet itinéraire, vous pouvez vous aussi ajouter des informations pratiques ou culturelles, des photos en cliquant sur Modifier